Coiffé de mitaines et entouré d'un bonnet, Valentin Saitou vend des colliers artisanaux en coton trempé, contre deux sourires et trois poignées de main. Pourtant, il n'a pas toujours fait ça.
Autrefois, il avait une vie normale. Marié. Deux enfants. Situation stable. Puis, un jour, il est licencié et à partir de là tout se dégrade. Le voilà sans domicile, errant, la nuit, à la recherche d'on ne sait quel havre de paix. Tout à coup, une vieille enseigne, aux néons flétris : « La Luna Negra, Cabaret ».
Un vieux propriétaire et une dame de joie fanée vont l'accueillir.
« Petit… on ne voit bien qu'avec le cœur » qu'ils lui disent. Un rêve au pays de la réalité. Une réalité au pays du rêve.
C'est une véritable pièce de théâtre populaire au sens noble de l'adjectif, une bouffée de fraîcheur et d'humanité.