Rodogune
Sous le signe de Mars, deux femmes s'affrontent dans une lutte à mort : Cléopâtre, reine de Syrie, et Rodogune, princesse des Parthes. Ecartelés entre les amazones, deux frère jumeaux, Anthiocus et Sélencus, nés quant à eux sous le signe de Vénus, refusent de prendre parti. L'action qui se situe au Proche-Orient, entre l'Iran, l'Irak et la Syrie, nous renvoie, bien sûr, à de récents conflits planétaires. A l'heure où partout la lutte pour le pouvoir semble se suffire à elle-même, et où le mensonge d'Etat s'érige en tactique de communication, Rodogune nous tend un étrange miroir.
C'est une magnifique pièce à suspense, quasi policière : qui boira à la coupe empoisonnée ? Qui mourra ? Qui survivra ?
En 1644, l'auteur du Cid connut avec Rodogune son dernier succès public et, au long du siècle suivant, elle demeurera la plus jouée de toutes ses tragédies. L'une des plus shakespeariennes, aussi : on y trouve un mélange de tous qui, aujourd'hui, nous ravit.