Un pupitre, un regard et des hommes...
Le pupitre, trop grand, d'une classe de primaire quelque part en France.
Le regard, naïf, et les mots mal ordonnés d'un enfant.
Les hommes, qui se livrent à un drôle de jeu dans les rapports qui les animent.
Une série de portraits haute en couleur décrite par un gamin qui voit remuer autour de lui tous les métiers qui font la vie d'un village de campagne. Un texte cru qui aborde sans détours des sujets comme l'amour, le sexe, la religion ou encore la mort, thèmes pour lesquels cette transmission de savoir est si épineuse et compliquée pour des adultes en manque de mots auprès de chérubins en proie aux questionnements.
« Je hais l'espèce humaine en général, mais je ne puis m'empêcher de l'aimer dans le détail », tel est le genre de pensée que l'on trouve chez Raymond Cousse (1942-1991). Auteur assez méconnu du grand public, il a pourtant laissé quelques savoureux textes dont cette
Soeur de Marcel issu du roman
Enfantillages (Flammarion, 1979).