
Le suisse Thierry Romanens est un curieux artiste : une sorte de Pierre Richard débonnaire et poète, tout de blanc vêtu, un fou chantant, un échevelé un tantinet nerveux, un désespéré heureux. S'inscrivant dans le courant traditionnel de la chanson francophone, l'artiste nous livre un univers à mi-chemin entre Kent et Brassens. Dans son dernier spectacle, l'artiste nous invite à décapsuler un panaché de titres provenant de l'album « Le doigt », cuvée 2006, et de son prochain cocktail à paraître courant 2009. Ses chansons, tantôt fantaisistes et farfelues, tantôt mélancoliques et douces, nous promettent un voyage agréable en compagnie de ce sympathique helvétique.
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Sur la pochette du Doigt, en suspension sur un canapé fracassé en deux, il semble s'excuser de demander la parole. Thierry Romanens, en cancre malin de la chanson romande, a pourtant un wagon de défaillances humaines à dénoncer, des maux à épancher, quelques doutes et bonheurs à confesser.
Le Temps / Suisse