Ours
S'appeler Charles Souchon, être de surcroît le fils d'Alain, et vouloir faire carrière dans la chanson, voilà qui peut ressembler à une gageure. C'est pourquoi le fils à papa n'a pas voulu brûler les étapes et comme l'autre passion c'était le dessin, il a commencé par le métier de graphiste. Et puis le hip hop l'a rattrapé et c'est par cette expression qu'il est venu à l'écriture. Pour lui une chanson est « un bonbon qui fond dans la bouche en un peu plus de trois minutes » Joliment dit…
Après avoir commis quelques textes, il a fallu trouver un nom. Ours était né. Ours, parce que Souchon faisait trop marque de fabrique, trop logo. Ours, c'est un nom parfait pour une belle typographie. Les lettres sont toutes rondes ! et puis OURS reflétait bien mon travail. Celui de l'auteur-compositeur solitaire hibernant pour créer. Dès son premier album, intitulé MI, Charles Souchon séduit. Avec Le cafard des fanfares, on ressent une douce mélancolie, peut-être l'héritage paternel… Des chansons auxquelles, en scène, il sait donner de nouveaux rythmes. Un personnage bien attachant à découvrir.
Thomas DUTRONC
Nouvel album Comme un manouche sans guitare (octobre 2007)
Admirateur de Django Reinhardt, Thomas Dutronc se tourne très tôt vers la guitare et acquiert une belle virtuosité qui lui donnera l'occasion de partir en tournée avec Biréli Lagrène, l'un des plus grands du jazz manouche. Il collabore également à des musiques de films, dont celle des Triplettes de Belleville et fonde ensuite son propre groupe : Thomas Dutronc et les esprits Manouches. Après 75 représentations, il a l'impression d'avoir fait le tour de la guitare et se sent attiré par l'écriture de chansons. L'année 2007 voit donc la sortie de l'album Comme un manouche sans guitare : un camaïeu incroyablement dense d'instrumentaux bouillants et de chansons libre-songeuses, comme tombé du ciel avec une grâce d'acrobate, absolument dévolu à l'ardente fantaisie, à la folie douce d'un artiste au faux air de jeune homme sage mais aux charmes méga frappeurs.